Gare de L’Épiphanie

 

Histoire

Plusieurs personnalités lanaudoises lancent une vaste mobilisation afin de sauver la gare de L’Épiphanie en piteux état actuellement. Classée monument historique par le gouvernement du Canada en 1992, cette gare, construite en 1923, n’est pourtant pas entretenue. De l’eau commence à pénétrer par le toit et certaines parties moisissent.

L’abandon de cette gare a débuté il y a plus d’une dizaine d’années avec la vente par le Canadien pacifique (CP) de sa ligne de chemin de fer. Le CP, qui n’existe plus dans la région, reste toutefois le propriétaire du bâtiment « abandonné, placardé et en déclin».


Architecture

Son architecture est basée sur un plan classé standard. Toutes les gares de ce modèle-là ont disparu dans tout le Canada. De plus, la gare de L’Épiphanie n’a pas été modifiée depuis sa construction.

Source : Hebdo Rive-Nord  (janvier 2010)

La Gare ferroviaire du Canadien Pacifique (CP) de L'Épiphanie est le seul exemple restant du plan standard numéro 9 du CP dans la province de Québec. Elle comporte le logement du chef de gare, sur deux étages, et sous d'autres aspects, elle est représentative des gares ferroviaires rurales du début du XXe siècle.

La gare a conservé sa relation avec la voie ferrée et le paysage environnant.


Parmi les éléments caractéristiques de la Gare ferroviaire du Canadien Pacifique à L'Épiphanie, notons :
- sa forme et son corps de bâtiment composé d'un bloc central à deux étages, avec le poste de l'opérateur faisant saillie et surmonté d'un toit à pignon, encadré d'ailes de plain-pied de longueurs inégales surmontées d'un toit en croupe bas avec larmier;
- ses caractéristiques typiques des gares du début du XXe siècle, et notamment les toits en croupe, les larges bordures de toit en surplomb formant auvent sur tous les côtés, les consoles triangulaires en bois régulièrement espacées soutenant l'auvent, et un poste d'opérateur faisant saillie du côté de la voie ferrée;
- sa décoration extérieure composée de planches horizontales à la base des murs, de bardeaux de bois au-dessus et de planches verticales dans les angles et les ouvertures;
- les hautes cheminées de brique s'élevant de chaque côté du bloc à deux étages (dont une a pratiquement disparu);
- les fenêtres à guillotine, hautes et étroites, avec des châssis supérieurs à plusieurs vitres et un châssis inférieur à une vitre, regroupées par deux et par trois;
- les portes de bois avec une vitre en haut et des panneaux en bas;
- le plan intérieur du rez-de-chaussée composé à une extrémité de la salle d'entreposage des marchandises et à l'autre de la salle d'attente, au centre du bureau du chef de gare avec une baie en saillie, d'une salle, d'une consigne attenante, ainsi que du salon et de la cuisine privés du chef de gare;
- le plan intérieur de l'étage supérieur comprenant les chambres du chef de gare et des membres de sa famille;
- la finition intérieure et les accessoires d'origine, y compris la finition en toile peinte du bas des murs, la finition en plâtre du haut des murs, les moulures en bois, les boiseries des fenêtres et portes, le plancher et l'escalier de bois, et le bureau du chef de gare intégralement en bois.


Source : Lieux patrimoniaux du Canada


Mars 2014 : Une dernière photo prise en mars 2014 montre la gare dans le même état de délabrement que lors de ma visite en 2010.  Simon Thuot est photographié devant la gare.





La gare du C.P sous un meilleur jour

Photo : Ville de l’Épiphanie