Le char allégorique de la procession de la Saint-Jean-Baptiste organisée par Massicotte en 1925.
BAnQ (Cote E6, SS1, SS694, D4227.40 (1925)
En lisant le texte remis par Massicotte à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1923, on constate que sa vision et son questionnement sont les mêmes qui nous habitent aujourd’hui.
Un même sujet étalé sur une semaine est une première pour le site. L’idée a été suggérée par Gérald Arbour qui a fait une longue et fructueuse recherche sur Édouard-Zotique Massicotte. Cet homme aux multiples talents et intérêts a apporté une grande contribution dans le monde des croix de chemin. Si l’on fouille le moindrement dans les archives, on tombe fréquemment sur des photos de cet homme exceptionnel. Tout le mérite des billets publiés cette semaine revient à Gérald. Il m’a présenté un dossier dans lequel je n’ai qu’à puiser pour rédiger des billets qui j’espère sauront vous intéresser. Avant de s’aventurer dans les archives, voyons un peu qui était É-Z. Massicotte.
Édouard-Zotique Massicotte est né à Montréal le 24 décembre 1867, de l’union d’Édouard Massicotte et d’Adèle Bertrand.
Il épousa à Trois-Rivières Marie-Alice Godin le 23 octobre 1899. Ils eurent deux enfants, Jean-Maurice, professeur de dessin et Suzanne, épouse de Me Robert Trudel, avocat.
Son nom est intiment lié à celui de Sainte-Cunégonde, où il vécut presque toute sa vie.
Doué d’un esprit laborieux et méthodique, il aimait chercher, analyser et reconstituer. Il amassera entre 1870 et 1920 une collection de 6000 photographies et illustrations qui a été léguée à la Bibliothèque nationale du Québec. On peut consulter cette collection qui se présente sous la forme d’albums au nom des rues de Montréal sur le site web de la BAnQ.
Édouard-Zotique Massicotte était un homme aux multiples talents. Il aura été au cours de sa vie, journaliste, avocat, archiviste, héraldiste, folkloriste, paléographe, botaniste, généalogiste, archéologue, poète et historien.
Il s’est aussi lancé dans une carrière d’artiste dramatique entre 1885 et 1892.
En 1911, il est nommé responsable des Archives judiciaires de Montréal, devenues aujourd’hui les Archives nationales du Québec à Montréal. Il occupera cette fonction pendant 35 années.
C’est là qu’il sut donner le meilleur de lui-même par son talent d’organisateur méthodique et précis. Il s’employa à inventorier et classer les archives conservées au Palais de justice depuis 1642 et qu’il rendra accessibles aux chercheurs.
Édouard-Zotique Massicotte est décédé subitement à son domicile, rue Coursol, le samedi matin 8 novembre 1947, à l’âge de 79 ans. Toute la presse montréalaise fut unanime à rendre hommage à son œuvre et à sa mémoire. Il fut inhumé au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.
C’est grâce à l’oeil de lynx de sa douce que Pierre Duff a pu rapporter cette croix. Vraiment pas évidente à trouver sur un petit chemin privé du Canton de Potton (Mansonville), cette croix jadis verte a un décor de l’axe à motif cercle et des extrémités à motif aigu. Même si elle est toute simple et manque un peu d’amour, cette croix demeure très intéressante. Merci à Pierre pour le très bon choix de photos.
Brigitte Mazoué, citoyenne de Val-d’Or en Abitibi, a pris goût aux petites escapades qui la conduisent vers des croix et des églises. Je suis très réceptive si jamais vous désirez emprunter le même parcours que Brigitte. Il est important de bien noter le nom de la municipalité ainsi que l’adresse ou l’intersection où vous prenez vos photos. Un répertoire se doit d’être précis. Vous comprendrez aussi que chercher parmi plus de 3000 croix peut être parfois laborieux.
Une vue printanière a été ajoutée à la croix no 3 de Saint-Bruno-de-Guigues. En 2014, Gérald avait trouvé pas moins de 10 croix semblables dans ce secteur. À Rouyn-Noranda, dans le secteur de Arntfield, les croix 3 et 4 ont été visitées par Brigitte. Assez spécial de voir la cloche de l’église posée sur un support rattaché à la croix.
Photo : Brigitte Mazoué
La très haute croix no 14 dans le secteur de Évain est placée à l’extrémité d’une tour de métal. Jean-Yves Paquin avait découvert cette croix en mai 2016.
Photographiées le même jour que les croix de Repentigny publiées samedi, les croix 1 et 4 de Terrebonne ont également reçu la visite de Paul Turcotte. Avec un ciel bleu foncé et de la neige au sol, les photos sont magnifiques.
Mon ami Paul reprend peu à peu la route. Le mois dernier, il a arrêté son choix sur les 2 calvaires encore en place à Repentigny. Le corpus de la croix no 1 est atteint d’une petite maladie qui ne va pas en s’améliorant. On remarque que la pancarte des Chevaliers de Colomb a été enlevée sur la croix no 3.
Photo : Paul TurcottePhoto : Paul Turcotte (2018)Photo : Monique Bellemare (2010)