Jean-François Léveillé m’a fait part de sa découverte d’une croix à Sainte-Sophie dans les Laurentides. Il l’a photographiée en 2014. Cette croix, toujours en place, a été visitée samedi dernier (30 moi 2020) par Gérald Arbour. On remarque une certaine détérioration sur la croix recouverte de crépi.
En janvier dernier, par grand froid et sous la neige, Gérald ramenait cette croix du secteur Shipshaw de Saguenay (croix no 29). La croix métallique placée devant l’église Saint-Jean-Vianney est entièrement consacrée à l’ordre des Chevaliers de Colomb. On y retrouve l’emblème, les 4 principes et le médaillon du 4e degré. (croix no 29)
Cette croix ne sera pas répertoriée étant donné le but de son érection. Elle est située à Baie-Trinité (Ilets-Caribou). L’envoi est de Hervé Lachance, collaborateur du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il a vu cette croix en août 2019 en compagnie de sa soeur Alice. Celle-ci l’avait déjà photographiée lors d’un précédent voyage en 2002. Jean-Marc Thériault est l’artiste derrière cette oeuvre.
Voici la description que Hervé m’a remise avec l’envoi des photos :
« Cette croix, d’environ quatre mètres de hauteur, semble issue d’un bois de grève. C’est un tronc d’arbre fourchu, muni de trois grosses racines faisant office d’une tête et des bras, dont les fourches sont enfoncées dans le sol. C’est en quelque sorte un Christ dont les jambes sont plantées dans le sol. Au pied de cette « croix », à l’origine peinte en blanc, se trouvent symboliquement trois personnages (des souches renversées).
Défraîchie assurément aujourd’hui, oeuvre du temps, cette dernière a été produite en 1996 afin de souligner la perte de vies humaines au cours de la triste période communément appelée « le déluge du Saguenay ».
Cette croix est situé sur la route nord-côtière QC-138 à proximité de la chapelle Sainte-Anne des Îlets-Caribou (Baie-Trinité) ».
Alice Lachance (2019)Alice Lachance (2002)Alice Lachance (2019)
S’il y a des calvaires qui sont dignes d’intérêt, ce sont bien ceux qui sont cités comme étant des ‘trésors » du patrimoine. Parmi les 25 cités dans le livre «Les croix de chemin du Québec» de Jean Simard et Jocelyne Milot, certains ont été restaurés et sont impeccables. Par contre, d’autres sont dans un état lamentable. Quand j’utilise le mot lamentable, c’est que ça ne va pas bien. Samedi le 18 mai, Gérald Arbour a visité 2 de ces trésors dont nous suivons l’évolution depuis quelques temps. Le calvaire de Yamaska est le dernier à avoir été complètement restauré par l’équipe de Martin Gauthier en 2017.
Monique Bellemare (2017)
À Saint-Antoine-de-Tilly, l’heure est grave. La semaine dernière, j’ai écrit à la municipalité pour en apprendre davantage sur les projets de restauration du calvaire Aubin. À date, aucune réponse. Gérald ira d’une tentative du côté de la Fabrique ces jours-ci. Espérons que quelqu’un se réveille avant que l’édicule se retrouve au sol complètement démoli.
Gérald Arbour (2020)
À Lotbinière, l’édicule du calvaire du rang Saint-Eustache se porte mieux que le précédent. La croix et son corpus sont toujours manquants. Sont-ils en mode restauration? Espérons-le. On sait que la restauration d’un corpus est un long processus et demande à être exécuté par un expert.
Une vue d’ensemble toujours appréciée a été ajoutée à la croix no 1 de Saint-Barthélemy.
G. Arbour (2019)
La croix no 7 est maintenant présentée en mode estival et hivernal.
G. Arbour (2020)G. Arbour (2020)
La croix no 8 est la nouveauté du jour. La représentation de la croix demeure une question d’interprétation. Je suis peut-être tout à fait dans l’erreur en y voyant une silhouette féminine.
C’est une belle trouvaille que cette nouvelle croix à Saint-Michel-des-Saints (secteur Saint-Ignace-du-Lac) dans Lanaudière. Les croix de ce calibre sont de plus en plus difficiles à trouver. Malheureusement, le temps ne l’a pas épargnée et la détérioration est amorcée.
Gérald Arbour (2020)
Les extrémités joliment travaillées s’apparentent fortement à celles de la croix no 1 de Saint-Zénon, ville située à environ 35 km de Saint-Ignace-du-Lac.